Sommes-nous en guerre ?

En France, nous ne sommes pas en guerre…nous sommes malades !

par le général Henri Poncet

« Nous souffrons d’un Etat qui n’est plus respecté et dont l’autorité est bafouée par les bonnets rouges, les taxis, les éleveurs, les bandes organisées des banlieues et qui abandonne l’exercice de ses pouvoirs régaliens au profit de l’état providence.

Nous souffrons d’un vide identitaire, d’un futur sans idées, sans rêves, sans nouveaux horizons à conquérir pour une jeunesse qui dans son immense majorité se voit offerte quatre choix de routes possibles :
Se complaire à rechercher par mimétisme une identité artificielle visible dans un simulacre de rites initiatiques au moyen des tatouages, des piercings, dans la consommation de drogues ou en rejoignant une bande à l’instar de la horde primitive ; On est bien loin des rites initiatiques de certaines sociétés africaines traditionnelles.
Se mettre en quête de sens  en se tournant vers une loi stricte pour se purifier, voire aller au sacrifice, une loi religieuse comme le salafisme ;

Se couler, et c’est un moindre mal, dans la société consumériste et rejoindre cette jeunesse nivelée, conditionnée à se satisfaire de la bonne moyenne, une jeunesse que l’on souhaite un troupeau paisible2 ;
Partir pour pouvoir entreprendre.

Nous souffrons d’une vie politique qui tourne prioritairement autour de la seule question de la conquête du pouvoir et de sa conservation par une classe politique perpétuellement en  campagne où l’homme politique, le prince, a laissé place à l’histrion politique avec ses tweets et ses déclarations du dimanche. L’esprit de système, le politiquement correct et le conformisme annihile toute velléité de débattre dans la sérénité.

Nous souffrons d’une vie politique dont les acteurs se dupent eux-mêmes, comme l’annonçait Hannah Arendt : « Dans le domaine politique, où le secret et la tromperie délibérée ont toujours joué un rôle significatif, l’autosuggestion représente le plus grand danger : le dupeur qui se dupe lui-même perd tout contact, non seulement avec son public, mais avec le monde réel, qui ne saurait manquer de le rattraper, car son esprit peut s’en abstraire mais non pas son corps ». On est bien loin du « beau mensonge » pour unir la Cité » évoqué par Platon (République III). »

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http://www.asafrance.fr/item/libre-opinion-du-general-2s-henri-poncet-en-france-nous-ne-sommes-pas-en-guerre-nous-sommes-malades.html

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