Passer de la réflexion à l’action…

n-machiavelComment? lisons quelques réflexions de Noam Chomsky:

« Une des choses que [les détenteurs du pouvoir] souhaitent, c’est une population passive, tranquille. Par conséquent, l’une des choses que vous pouvez faire pour rendre leur existence inconfortable, c’est de n’être ni passif ni tranquille. Il y a des tas de façons d’y arriver. Même le simple fait de poser des questions peut avoir un effet important. »

« Manifestations, lettres écrites et votes, tout cela peut être utile ; cela dépend de la situation. Mais il y a un point d’une importance capitale : il faut une action soutenue et organisée. »

« Si vous participez à une manifestation et qu’ensuite, vous rentrez chez vous, c’est quelque chose ; mais les gens au pouvoir peuvent très bien s’en accommoder. Ce qu’ils ne peuvent supporter, ce sont les organisations qui poursuivent leurs actions, ce sont les gens qui tirent toujours des leçons de la dernière fois et qui s’arrangent pour faire mieux la prochaine fois. »

« Aucun système de pouvoir, même s’il s’agit d’une dictature, n’est indifférent à la dissidence publique. »

Dans un système dit démocratique où l’élection dépend du vote, c’est encore plus vrai.Il faut plaire à l’opinion peu importe si on la trompe ensuite.

 Prenez connaissance des écrits d’un autre éminent spécialiste de la contestation: Frédéric Lordon

à qui j’emprunte une bonne partie du texte qui suit, dit face à la force de propagande des oligarchies:

« Que nous reste-t-il ? Nous n’avons qu’une force, celle du nombre »

« Quand je pense à ce qu’il me faudrait faire pour que les choses changent (et il faut d’abord se changer soi-même pour cela), voilà ce que je constate : tout a déjà été dit, écrit, prononcé, démontré, dénoncé ». On ne peut donc que rabâcher et espérer que les autres fassent le job à notre place.

Une guerre est en cours comme le dit Warren Buffet: « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter » (et le buffet est servi !).

Qu’on se l’avoue ou non, chacun sait bien ce qu’il en est, et du rapport de force à notre désavantage, et de la situation catastrophique de l’économie réelle. »

On peut « accepter que le monde soit ainsi. Je pourrais me ficher que tout parte dans le mur à 100 à l’heure. Je pourrais profiter du présent et vivre à crédit, » sur le dos de la société. « Je pourrais très bien vivre au jour le jour, sans penser au lendemain, et vivre égoïstement, polluer à foison, vivre en courbant l’échine, en ayant troqué ma dignité pour vivre cette vie selon les règles des puissants. »

Mais, ce n’est pas ça « la vie »

« Nous sommes, dans notre immense majorité, écrasante majorité, des moutons. On ne s’est pas saisi de notre vie pour la vivre. Par contre, certains se sont saisis de nos vies pour faire de nous leurs ouvriers, leurs employés, leurs outils. Nous sommes, très jeunes, devenus des morts-vivants, alors que le petit héros du Géant de Fer nous dit bien à la fin « tu es celui que tu choisis de devenir »… Que sommes-nous donc ? Que sommes-nous devenus ? Qu’allons-nous devenir ? »

« Écrire des livres et des billets, lire des livres et des billets, c’est bien un moment, mais ça n’entraîne pas la foule dans les rues pour qu’elle refasse la Révolution (peut-être devrions-nous faire un stage à la CIA pour mieux comprendre cela). Spartacus a pris le problème à bras le corps et je crois que nous n’avons plus que cet exemple-là pour que les choses changent et se transforment selon le mode de vie que nous souhaitons : sain, solidaire, humain, posé, lumineux. »

« Nos existences se déroulent dans un univers confortable, avec toutefois une épée de Damoclès au-dessus de la tête – mais pas comme dans le reste du monde non-occidentalisé. Ainsi l’on nous fait comprendre qu’à la moindre incartade, l’épée tombe et nous coupe du confort. Notre confort est relatif : en effet, chacun le sent, ce « malaise dans la civilisation ». Tout empire, on le sait, alors on se bouche les yeux, les oreilles, la bouche… »

« Or, nous n’avons qu’une vie et nous devons la mettre en danger, prendre des risques, pour que nos enfants soient fiers de nous et que nous ne leur léguions pas que des dettes et une planète dans un état misérable, ainsi qu’un « Meilleur des Mondes » exécrable où nous vaudrons moins que des robots. Nous ne devons pas attendre que la CIA nous concocte le scénario et la storyline de notre Révolution : non, c’est à nous de l’écrire, et c’est à nous de la mettre en œuvre. Voilà notre travail ! On ne peut pas attendre de connaître la famine ou d’être à la rue pour se bouger le popotin. »

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux » nous éclaire Benjamin Franklin…

Frédéric Lordon termine: « Étudions comment une Révolution se met en marche. Écrivons la notre Révolution puis mettons-la en œuvre. » Je suis d’accord mais il faut prendre conscience que:« Nous n’avons qu’une force, celle du nombre ».

Nous n’avons aucune autre manette. Prenez connaissance de cette vidéo très instructive pour connaître les premiers adversaires à combattre. Je vous retrouve après la vidéo.

Alors comment faire face pour agir et créer les conditions d’un renouveau avant qu’il ne soit trop tard? Voici quelques idées:

  1. Cesser de penser que réagir uniquement sur les réseaux sociaux permettra de faire changer le cours de l’histoire.
  2. Comprendre que l’oligarchie a beau jeu de mettre en valeur les avis qui la confortent et d’occulter les autres puisqu’elle a en main les médias.
  3. Eliminer la politique politicienne qui divise.
  4. Accepter de participer à des actions communes dès lors qu’on est d’accord avec le motif même si sur d’autres sujets on est en désaccord.
  5. Eviter les actions extrêmistes et les buts trop ambitieux à atteindre qui sont un prétexte pour ne rien faire. L’idéal n’est pas de ce monde.
  6. Entreprendre que des actions qui ne se retourneront pas contre leurs auteurs.
  7. Eviter d’effrayer les tempéraments craintifs par trop d’excès.

Exemple d’action qui ne coûte rien et rapporte beaucoup:

https://federationcontreabusbancaire.wordpress.com/nos-succes/

La fnacab vous offre ces possibilités.

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