Il ne sert à rien de s’égosiller

Bonne et excellente année.

Quelques réflexions me sont venues en ce début d’année à la vue de la photo que je vous adresse. Cette photo m’a été transmise par un correspondant dont je partage quelques idées, mais quelques idées seulement. La légende m’a paru très caractéristique de la situation que nous vivons aujourd’hui en France.

S'égosiller est inutile. Il faut agir.

Pendant qu’ils s’égosillent inutilement, d’autres      travaillent…pour eux, pour le vrai changement.

 Seules les batailles qu’on ne livre pas, sont perdues d’avance.

 

Je reviens de voyage au cours duquel j’ai utilisé les services d’un taxi propriété d’un homme âgé d’environ 40 ans avec lequel il a été évoqué rapidement la situation générale et, rapidement, l’apathie générale qui semble frapper les habitants de ce pays, j’ai associé ses propos à cette image de petits oiseaux qui s’égosillent dans leur nid inutilement puisque leurs parents s’activent pour les nourrir.

Je disais à ce chauffeur : « oui, la situation est mauvaise mais je ne comprends pas pourquoi personne ne bouge ? » Et j’ajoutais: «j’ai connu personnellement lorsque j’étais plus jeune des contestations très importantes soit d’artisans et commerçants, soit de paysans. Et notre histoire récente est remplie de mouvements contestataires puissant alors même que la situation était bien meilleure. Je comprends que ceux qui profitent du système ne bougent pas. Mais les autres, l’immense majorité ? Ceux qui sont tous les jours rackettés par leur banque avec des frais bancaires abusifs et totalement illicites. Je pense surtout à tous ces petits entrepreneurs qui voient leurs bénéfices totalement absorbés par les frais banques; à ceux qui voient leur commerce menacé de liquidation judiciaire parce qu’on leur a supprimé un découvert bancaire brutalement ce qui a permis au banquier de multiplier les frais sanction.»Et je lui parlais de Gérard Nicoud et de son aventure du CIDUNATI. Bien sûr, il ne connaissait pas.

Il m’a répondu : « oui, mais avant ils avaient des « couilles »; maintenant ils sont endoctrinés, chloroformés. »
40 ans, c’est l’âge des enfants de ceux qui se sont battus dans les années 60 mais qui se sont endormis sur leurs lauriers et qui les ont éduqué. Avons-nous transmis les valeurs qui nous ont été léguées par nos propres parents et nos propres éducateurs ?

Je ne suis pas certain les avoir transmises moi-même ces valeurs. Je ne suis pas certain que mes enfants comprennent toujours pourquoi je me bats encore alors que je n’ai pas de problème particulier. J’ai appris le sens de l’engagement pour défendre autrui. Et je sais qu’en défendant autrui, je défends les miens et moi-même. Car c’est le combat collectif qui permet des solutions durables.

Qu’en pensez-vous, vous qui liraient ces quelques réflexions modestes? N’hésitez pas à me faire part de votre avis.

Bonne année.